Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/45

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Adlennet eo bet ar bajenn-mañ
xl
préface

tescere [1]. Usher, page 238. » N’est-ce pas la traduction de ce que dit saint Gildas, vers 11, 12, 13 et 14 de la page 78.

Tous ces motifs ne sont-ils pas suffisants pour placer la composition de notre poëme avant le travail d’Alain des Isles et de Ricemarch, avant donc le XIIe siècle, c’est-à-dire dans la période brillante de la poésie cambrienne, à une époque dont la discipline autorisait la manière dont Nonita est reçue dans le couvent et promet obéissance entre les mains de l’abbesse, sans qu’il intervienne aucun prêtre, aucune cérémonie religieuse [2].

Mais rappelons-nous toujours que nous ne possédons point le Buhez dans sa pureté primitive. Une main inconnue y a fait de nombreuses additions, dont elle nous a indiqué la source par une note latine insérée à la page 202, et qui se termine ainsi : « Hæc et quam plurima alia de libro qui de gestis regum Britanno-

  1. Comparez avec le récit de Ricemarch ci-dessus, page 33.
  2. Voyez Lingard, Antiquités de l’église anglo-saxonne, page 265.