Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/43

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en tête de son ouvrage, mais sans con-server, dans sa maigre analyse, les liens qui 1’unissaient aux événements posté-rieurs. Secondement, dans la dernière partie consacrée k saint Devy, il ne se trouve aucune des traditions recueillies par Rice-cemarch. Gependant si la légende de ce dernier a été la source du poème, com-ment expliquer cette différence ? Aban-donne-t-on le canevas qu’on embellit au moment qu’il devient plus fécond? Telle est la conduite qu’il faudrait attribuer â 1’auteur du Buhez s’il n’est qu’un ampli--ficateur; car les faits et les miracles conte-nus dans l’ouvrage latin sont beaucoup plus nombreux , beaucoup plus glorieux que ceux dutextebreton. Si, aucontraire, la légende n’est qu’une analyse du mys-tère, il n’y a plus de difficulté, car cette partie n’appartient pas au travail primi-tif, comme nous le verrons tout â l’heure. J’ajouterai â ces considérations que tous les légendaires des xii' et xme siècles semblent avoir puisé dans la première