Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/25

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même, une origine étrangère? Ne sont-elles pas des importations gauloises? Elles étaient, ees importations , si nombreuses au premier siècle de notre ère (et qui peut dire quand ellesont commencé?) que Cicéron regardait déjâ comme perdue 1’atticité romaine (1). On a dit encore que le Koman n’était que 1’idiome du peuple de Bome au temps même de la république, mais il a été im-possible de le prouver. On sait d’ailleurs, par l’exemple du Fran<jais, que la popu-laee outrage la grammaire, mais ne lui donne jamais un génie difFérent. Résumons-nous. Les caractères fonda-mentaux du Roman, qui, étrangers au Latin, ne se retrouvent ni dans le Goth, ni dans le Francisque, forment le génie propre du Gaulois : cette langue n’est donc, dans plusieurs parties principa- (1) « Ego autem mirifice capior facetiis, maiimè noslratiba&; praeserlim quum eas videam primum oblitas Latio, tum, quum iii urbcm nostram est infusa peregrinilas, nunc vero etiam brac-catis et transalpinis nationibus, ut nullum veteris leporis vesti-gium apparcat. » Gicek. Epist. ad Div. lib. 9, epist. i5.