Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/24

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Tous ces caractères, dont le Buhez of-fre fréquemment des esemples, se re-trouvent dans le breton d’Augleterre, comme dans celui de la France; ils ap-partiennent donc (1) au génie primitif de cette langue , et l’on peut conclure que c’est d’elle qu’ils ont passé dans le Ro-man, puisqu’ils n’existent ni dans le Goth, ni dans le Francisque, qui nous sont par-faitement connus par des monuments en-core subsistants (2). On a voulu revendiquer ces caractères pour le latin , sous prétexte qu’ils se trouvaient quelquefois employés par les meilleurs écrivains de Rome; touten con-venant de la vérité du fait, j’en nie la con-séquence. Ges formes, presque insolites, ne dénotent-elles point, par leur rareté (1) Relisez ce que nous aTons dit page ix de celte préface. (a) Nous avons pour le Goth, la Bible d’Ulphilas; pour ie Francisque , outre lea Gloses de Keron (il vivait en 720) , sur rOraison dominicale et la règle de saint Benolt, lous les docu-ments écrits en Saion, qui était le même que leFrancisque, puis-que saint Augustin allant prêcher la foi aux Saious idolâtres, piit des interprètes chez ia nation des Francs. « Acceperunt (August. et socii) prascipiente beato papa Gregorio de gente Francorum inlerpretes. » Red. HistAiv. i,ch. a5.