Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/20

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latine. soit, je consacre ma vie au service de Dieu et de sa mère. La préface finit ainsi au milieuvd’une page; suit le poéme, sousforme de drame, divisé en trois parties: i# laYie de sainte Nonne; ss° les Miracles qui s’opèrent sur son tombeau; 3# l’Épiscopat et la Mort de saint Devy. Toutes ces parties, richement rimées pour I’ordinaire, quelquefois en simple assonance, sont écrites dans un breton qui diffère de celui de nos jours par des désinences plus fortes (i), l’emploi d’ex-pressions tombées en désuétude ou con-servées avec une autre signification (2), l’absence fréquente des liaisons gramma-ticales, etc. II fourmille de mots latins avec la forme altérée qu’emploient les troubadours (3). On est tenté au premier (1) Plasieurs de ces désinences fortes se sont conservées dans le dialecte de Vannes. (2) Pour fizer la valeur de ces eiprcssions, on a les catholicon d’Auffret Quoatquevran ou de Lagadec, imprimés en i499> et le vieuz glossaire conservé h Londres que Prvce a inséré dans son Archéologie, et qui en forme la partie la plus importante. (3) Ges ezpressions ont presque toutes pris dans le brcton ac> tuel une forme qui lcs rapproche dc la langue fran^aisc.