Maro al laouenan (Duhamel, Kanaouennou Breiz-Izel)

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Oberennoù damheñvel pe handelvoù all zo ivez, gwelout Marv al laouenan.

Rouart, Lerolle & Cie, 1913  (p. 9)



MARO AL LAOUENAN


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O chaseal er c’hoad on bet,
Birviken eno n’arruan!
Eul laouenan am oa tapet…
Birviken eno, ennan, ennan,
Birviken eno n’arruan!

Pa oe tapet, tapet e oa ;
Laket ’barz ar c’hraou da larda.

Pa oa lardet, lardet e oa ;
Klasket ar c’higer d’hen laza.

Ar c’higer hag e vevelien
A grie forz a-bouez o fenn.

’N dra ze oa ken dilikat ha bihan,
Ma ne oant ket ’vit e zoupran.

Pevar c’hastel karr-houarn am eus gret,
Na da gas e bleun da Naoned.

C’hoas zo chomet ganin er ger du-me
Pleun da blevan pevar gwele !..


Chanté par Françoise Le Bon, Coadout (Trégor)


N.B. Cette chanson humoristique est basée, partie sur le mode majeur, partie sur une octave de la gamme chromatique orientale :


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Cette gamme dont on n’avait jamais, jusqu’alors, rencontré d’exemple dans les mélodies bretonnes, et qui n’appartient pas au système modal des Bretons[1], est au contraire, d’un frequent usage, dans les chansons de l’Espagne méridionale. Il est vraisemblable de croire qu’elle fut introduite en Bretagne par les armées espagnoles qui, a maintes reprises, au XVIe siècle, sejournèrent dans la péninsule armoricaine.

  1. Voir les 15 Modes de la Musique Bretonne (Rouart, Lerolle & Cie Editeurs