Pajenn:Quellien - Chansons et danses des Bretons.djvu/85

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Gwiriekaet eo bet ar bajenn-mañ
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gwerz et sonn
AR C’HONT A WETO



Pa oa ar C’hont iaouang o vond deuz ann arme,
Klevaz eur verjeren o kana er mene (bis) :
— Lared d’in, berjeren, da biou ec’h eo ar son
A ganec’h brema-zonn ?

— Tewed, em-ehi [1], otro, na n’en em jened ket,
Na n’e ket d’ac’h ar sonn a ganenn brema-zonn ;
Na [2] n’e d’ann dimezel deuz ar ger a Weto
Lerer zo dispaket eunn daou pe dri de zo,

  1. Ehi, en une syllabe, comme dans le contracté ei
  2. La négation na, en poésie, est souvent prise dans l'acceptation de ha (et). C'est ici le cas, pour la locution na n’e, négative d’ordinaire ; elle exprime un sens affirmatif, bien qu’elle vienne après na n’e ket (au vers précédent), dont l’expression est toujours négative. Cette fois ces deux locutions sont en contraste.
    Na n’e ket (ce n’est pas), c'est la négation tout entière ; na n’e (ce n’est), c'est la locution écourtée. De même, en français : N’avez-vous pas, avez-vous pas ? Mais le rapport est inversé : l’ellipse se fait, on le voit, suivant l’idiome, à la fin ou au commencement de la locution.