Pajenn:Milin - Marvaillou Grac h-koz.djvu/11

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Gwiriekaet eo bet ar bajenn-mañ
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ALI D’AL LENNER.

a vloavez zo [1] : ober gwell a reaz ann aotrou Troude ; da eil enn he labouriou e kemeraz ann aotrou Milin , ha troet ho deuz war eunn dro e brezoneg al levr kaer latin de Imitatione Christi, a reer brema anezhan enn hor ies-ni, Jezuz-Krist skouer ar gristenien. Oc’h-penn-ze : o veza bet pedet gant bugale ann aotrou Ar Gonidek da lakaat moulla Bibl Santel ho zad, goulennet en deuz ar c’horonal eunn taol skoaz digand ann aotrou Milin, ha setu sammet gant-ho ho daou pounerra beac’h a zammaz biskoaz den e Breiz.

Dougenn eur banerad bleun zo easoc’h, a dra zur, hag ann aotrou Milin a zoug skanv ha brao ar re en deuz kutuillet tu-ma, tu-hont e liorsou ar Varvaillerien goz, e liors Iann ar Feunteun, dreist ar re all. He-man he

  1. Ce que dit ici M. de la Villemarqué en termes bretons si exquis et si vrais, je tiens moi-même à honneur de le répéter hautement en français. Oui, dans l’étude de la langue bretonne, j’ai eu longtemps et j’ai encore pour conseiller, j’ose dire pour mentor M. le colonel A. Troude. D’élève de M. Le Gonidec, s’il a été proclamé maître, depuis longues années déjà, par des auteurs dont les écrits font autorité dans la Bretagne-Bretonnante et bien au-delà (M. de la Villemarqué et Brizeux), c’était lui rendre justice et reconnaître les titres dus à son mérite. Un autre titre non moins grand à mes yeux, titre que je ne puis oublier, c’est que devenu, moi aussi, élève de M. Troude et par lui initié aux principes qui sont la base du breton, je dois à ses bons conseils, à ses avis tout paternels et surtout à la part qu’il a bien voulu m’accorder dans ses travaux littéraires, l’honneur de pouvoir écrire en une langue généralement mieux parlée, je le crois, qu’elle n’est purement et correctement écrite. G. Milin.