Pajenn:Le Jean - Breiz, 1867.djvu/7

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JEAN-MARIE LE JEAN



« Dre ma ioul[1] ec’h ounn staget : tavomp war gement-se…
Mar-d-eo kaled ma douar, me zo kaled ive !
Envor ma sked tremenet a vo ato em fenn,
Ha d’ezhan em euz miret eur c’hleze, eunn delenn ».

Gwengam, e viz Ebrel 1867.





« J’ai été garrottée, parce que je l’ai bien voulu : n’en parlons point… — Si mon sol est dur, je ne le suis pas moins ! — Le souvenir de ma splendeur passée sera toujours présent à mon esprit, — Et je lui ai gardé ma vieille épée et ma harpe d'or.

Guingamp, Avril 1867.

  1. Cette affirmation singulière, chère à l’amour-propre de certains Bretons, n’est nullement conforme à la réalité historique. On sait que la Bretagne ne renonça à son indépendance, que contrainte et forcée. Après la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier, « en 1488, — dit très justement un de nos historiens nationaux, — la Bretagne se trouvait dans l’alternative d’une extermination complète ou de son union à la France ». (Pitre Chevaller : la Bretagne ancienne et moderne, p. 533).