Pajenn:Le Clerc - Ma beaj Jeruzalem, 1902.djvu/8

Eus Wikimammenn
Aller à la navigation Aller à la recherche
Adlennet eo bet ar bajenn-mañ
— VI —

sorte, à votre premier lecteur je ne sais quel goût des lucets (luz) jadis cueillis par lui dans les bois, non de Lanrodec, mais du Faoudel[1]. On dirait qu’à Jérusalem même vous n’aviez pas quitté notre chère Bretagne : mens nequibat avelli.

Chacun de vos heureux compagnons de pèlerinage, dont les portraits alternent, dans le texte de vos récits, avec d’autres gravures très fines representant la Terre et la Ville Saintes, vous rendra témoignage, j’en suis sûr, en disant a vos futurs lecteurs :


…« j’etais là ; telle chose m’advint :
Vous y croirez être vous-mêmes, »


Et il aura raison. C’est le meilleur éloge que je puisse faire de votre livre.

Continuez, cher Confrère, à enrichir ainsi notre littérature bretonne, de plus en plus appréciée, au grand profit de la piété et du pays natal, et croyez-moi toujours,

Votre affectueusement dévoue en N. S.,
M. LE PROVOST,
Vic. Gen., Archid. de Trég.


à Monsieur l’abbé Le Clerc, licencié ès lettres, professeur à l’Institution Notre-Dame de Guingamp.
  1. Entre Lanrivain et Saint-Nicolas-du-Pélem.