Pajenn:Cadic J.-M. - Er plah iouank tromperez - RBV,1891 (T2).djvu/5

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Ar bajenn-mañ n’he deus ket ezhomm da vezañ adlennet.
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LA JEUNE FILLE PARJURE


5. — Il a tiré au sort et il est tombé soldat ; il est obligé d’aller servir le roi.

6. — Il est forcé d’aller servir le roi et la jeune fille Jeannette reste à la maison.

7· — Jeannette pleurait, et elle avait raison, en voyant son fiancé partir pour l’armée.

8. — « Cessez de pleurer, ma petite Jeannette, cessez de pleurer : dans sept ans révolus, je reviendrai vous voir.

9. — Les sept années sont écoulées. la huitième est commencée et le jeune soldat ne revient pas de l’armée.

10. — Le jeune soldat ne revient pas de l’armée, et voilà que la jeune fille Jeannette se marie à un autre.

11. — La jeune fille Jeannette se marie à un autre ; mais voilà que le jeune soldat arrive la première nuit de son mariage.

12. — — « Lève-toi vite ma bonne Jeannette, viens m’ouvrir la porte ; c’est celui que tu aimes le plus qui te prie de l’ouvrir.

13. — — « Je n’ouvre pas ma porte à cette heure de la nuit, onze heures sont sonnées, il est près de minuit.

14. — « Onze heures sont sonnées ! il est près de minuit, tous les hommes de bien sont à prendre leur repos.

15. — — « Jeannette, Jeannette, vous m’avez trompé : vous ne m’avez pas attendu malgré votre promesse.

16. — « Vous ne m’avez pas attendu malgré votre promesse, et aujourd’hui même vous avez épousé un autre.

17. — « Vous auriez dû rester fidèle à celui que vous aimiez et et qui vous aimait.