Pajenn:Cadic J.-M. - En Est - 5 Er hoarh 1 - RBV, 1892.djvu/7

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LA MOISSON


V


Neoah er hoarh zou séh, ha ret é er cherrein
Eid er braiat kentéh é raug en amzér iein.
Mœz é chonjal é tei devout hoah tinéroh,
Eid ma torou hemb poén, ma tibluskou ésoh,
Lod ag er veiterion, quent kommans er braiat,
El laka, én é saw, én ur fourn tuemet mat ;
Lod aral, a pén dé braw ha tuem en amzér,
En displég, én abri, pen d’er ben d’ur vaugoér.
P’en dès tuemet erhoalh, é kommansér kentéh
Ha labourat a nerh, ha braiat hemb dichuéh.
Né huélér mui bremen meid divréh é vouljal,
Dorn peb brai é sewel, é skoein en ur drouzal ;
Én dason e respond é tal kain er mané ;
En ined e neij pêl, spontet é lein er gué ;

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V


Cependant le chanvre est sec ; il faut donc le ramasser pour le broyer aussitôt, avant le temps froid.

Dans l’espoir de le rendre encore plus tendre, afin que les tiges se brisent sans peine et abandonnent plus facilement leur écorce, quelques fermiers, avant de commencer à le broyer, le mettent debout dans un four bien chauffé.

D’autres, quand le temps est beau et donne de la chaleur, l’étendent à l’abri, le long d’un mur.

Aussitôt qu’il est assez chauffé, on commence à travailler avec force et à broyer sans relâche.

On ne voit plus maintenant que des bras qui s’agitent, des broyes qui se lèvent et frappent avec un bruit retentissant.

L’écho répond derrière la montagne ;

Les oiseaux épouvantés, au haut des arbres, s’enfuient au loin.