Er sabotier

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Oberennoù damheñvel pe handelvoù all zo ivez, gwelout Trente mélodies populaires de Basse-Bretagne (1931)/Ar Boutaouer.

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ER SABOTIER


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Chelawed oll a chelawed
Tran lar di rèno
Or gannen a neüe zaüet
Tran lar di ra la la
Tran lar di rèno

Or gannen a neüe zaüet
D'or sabotier i ma zaüet

Zaüed e d’or sabotier koèt
Ennes i gomenant er hoèt

Hag i di yon zo guérennet
Ge’ mouch golow ar er moged ;

Ge’ mouch golow ar er moged,
Ha ged er blèü kaneüided

« Penost i hein de gas méren,
Pe n'ouyan hent na minojen ? »

Pignet anze ged en dosten,
A hui glowei trouz en echen ;

« Trouz en ach ag en daladur,
« I reparein er lijadur ;

« Er sabotier e huitellad,
Hi dok ket-on ar gosté i dal. »

Arriü e men groék ke’ méren.
Goel val e d’ein mont t’i dichen.

Teve’ men dous, ne chiffe’ ket ;
Disul ni yei d’en ovren bred ;

Disul ni yei d’en ovren bred
Ni ombo guin mat te évet

Er sabotier a pe labour,
N’echet affer de éve’ dour,

Meid er guin ru ag er guin guén
Er lowdeüi leih er üéren.


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Cette chanson de danse, qui est dans le mode majeur, présente une construction rythmique dont on trouve de fréquents exemples dans l’antiquité. Des cinq membres de deux mesures qui la composent, le premier et le second, en s’appariant, répondent symétriquement au quatrième et au cinquième, également appariés ; tandis que le troisième membre, dépourvu de pendant, n’en trouve aucun auquel il puisse s’unir. Ce membre « célibataire » s’appelait chez les anciens mesodicon, et la strophe qui le renfermait portait le nom de période mésodique[1].

Chantée par Me Loth
Guéméné

  1. Voir Gevaert, Histoire et Théorie de la musique de l'antiquité, T. II, p. 157.