Pajenn:Cadic J.-M. - Affer Quiberen - RM,1905.djvu/2

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de Boisberthelot sur Auray, et celle de Vauban sur Mendon.

Elles quittèrent, Carnac dans l’aprês-midi de ce même jour, 28 juin, pour se rendre aux points qui leur avait été désignés.

Tinténiac dut s’emparer de vive force de Landévant dont la garnison opposa aux royalistes une énergique résistance. Boisberthelot occupa Auray sans difficulté, car, le matin même de ce jour, la garnison républicaine, avec son commandant, le colonel Roman, et tous les fonctionnaires, avait quitté cette ville pour se rendre à Lorient, emportant les registres. les armes et le trésor. La garde nationale, forte de 400 hommes et formée des meilleurs citoyens de la ville sous le commandement de Mr Glain, notaire, loin de vouloir opposer la moindre résistance aux chouans, alla au devant d’eux, avec armes et bagages, et demanda à faire partie de l’armée royaliste.

Vauban se rendit également maître de Mendon sans coup férir. C’est à lui qu’était spécialement confiée la défense de cette ligne importante. Placé au centre et appuyé sur deux bras de mer, il devait, suivant les événements, porter secours à Tinténiac et à Boisberthelot. On lui avait formellement promis de le soutenir avec de l’artillerie et des troupes soldées.

Ici on peut se demander quelle était la composition de chacune de ces trois colonnes de chouans.

Guillemot, dans ses Lettres à mes neveux, nous apprend que la colonne de Vauban était composée des divisions de Jean Jan et de Lantivy, c’est-à-dire, des chouans des cantons de Baud et Melrand sous les ordres de Jean Jan, et du canton de Pluméliau sous les ordres de Lantivy-Kerveno. Or, dans l’organitation de la chouannerie, les cantons de Baud et Melrand comprenaient les paroisses de Baud, Guénin, Quistinic, Melrand, Bieuzy et, en ce moment Guern, Bubry et Inguigniel.

Le canton de Pluméliau, commandé par Lantivy, comprenait les paroisses de Pluméliau, Remungol, Moustoir-Remungol et la trêve de Saint-Thuriau, qui était en Noyal. Mais, à Quiberon, Lantivy avait encore avec lui un grand nombre de chouans du canton de Locminé et des autres cantons de la division de Bignan. Guillemot, le chef de cette division, étant