Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/98

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m difen le roi se repentant. Hâtons-nous maintenant et allons â la ville; me confesser est tout mon espoir; j’ai rompu la virginité d’une fille pure et religieuse, quoi-qu’elle m’ait souvent refusé; et je l’ai forcée d’une manière discourtoise.En ce lieu-ci, comme c’était prédit, je vois deux pierres sous lesquelles elle pourra se cacher dans son trouble, elle qui était si sainte dans sa foi. Pour moi, je me reti-rerai pour faire pénitence. Je me donnerai au vrai roi des saintsrje m’amenderai etjepleu-rerai amèrement. NONITA. Ah! Seigneur, qui êtes le vrai roi du monde, vous voyez en moi, en ce moment, une victime sans force, seule en ce lieu, où je me trouve en-core â jeun. Je n’oserai plus désormais lever la tête devant le monde, par la honte et la confu-sion que j’éprouverais, moi qui étais One vierge humble, pure et religieuse. Je crois, en vérité, que je suis enceinte. En peu de temps, par dis-grâce, j’ai été forcée, et, contre ma volonté, violée par un tyran: je ne pouvais plus