Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/64

Eus Wikimammenn
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ar bajenn-mañ n'eo ket bet adlennet


PATRICE. Quand je pense â ce qui se passe dans mon coeur, je me crois inspiré. J’en rends d’abord grâce â Dieu, et mon plus grand soin, en ce moment, par la foi que j’ai dans les paroles pro-noncées par TEsprit saint, 1’ange du monde, est de laisser la place vide pour cet enfant qui est prédit. J’aurai soin de partir â temps, de traverser avec honneur la mer salée, d’aller sans hésiter dans un autre pays, pour que je ne sois exposé â aucun blâme. II est temps que je loue un navire et aussi d’agiles matelots pour nous conduire en Hybernie, et que je m’éloigne de la Bretagne pour prêcher incessammeiit la foi; il faut aussi un bon pilote pour la traversée. LE VtEILLARD RU]}JTTE£ £Qrtmenpe. On me nomme ici Runiter.Je suis tourmenté de maladies; le moment est venu où il me faut mourir. Je suis vieux et accablé de chagrin; je n’ai ni joie, ni parents, ni amis; je ne sais en vé-rité ce que je fais.