Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/60

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l a gallen LANGE A PATRICE. Écoute, Patrice, homme choisi; quitte celieu, ue tarde pas â te tirer d’ici. Par la volonté de Dieu, il a été expressément ordonné que dans trente ans, entends-moi bien, il naitra ici un saint qui viendra au monde plein de science. PATRICE. Je n’ai jamais entendu conter chose pareille, et ta voix m’étonne. Quand je songe â cette mer-veille, je suis surpris au fond de mon coeur; je ne sais ce que je fais. Je suis étourdi et bien étonné, mes prières sont tout-k-fait vaines; mes peines, en ce monde, sont perdues. Je suis tombé dans 1’erreur et. dans 1’égarement, j’éprouve des sentiments d’amertume et de dégoùt. 'J’y pcnse jusque dans mon sommeil. M’envoyer â jeun au-devant de quelqu’un qui neviendra pasavant trente ans, puisqu’il ne naitra qu’â cette époque, soyez-en sür; m’en aller sans repos d’ici poür ha-hiter, sans doute, un autre pays, et marcher la tête basse comme un aveugle; ne pourrairje pas m’en trouver mal ? Que fait â Dieu, vrai roi du