Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/226

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Adlennet eo bet ar bajenn-mañ
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les miracles.

l’avez effectivement filé et devidé chez vous.

théophanie.

Je n’eus rien de ses biens, ni lin, ni étoupes, ni bourre : ce qu’il dit est un mensonge. Je n’ai ni laine, ni chanvre à lui. Son métier est de se moquer : pour faire une attrape il n’est rien qu’il n’invente.

l’avocat de Morvan.

Morvan, il n’y a aucune bonne preuve : elle dit que c’est une perfidie de venir plaider pour perdre son bien. Prouveriez-vous par le sort, par quelqu’un ou par quelque marque que vous ayez donné du lin à ses ongles ?

théophanie.

Je ne le prouverais en aucune manière. Mais si elle veut jurer sur les cercueils, sur les reliques sans mentir, je voudrais savoir après cela si j’aurai ce qui m’appartient, ou si je ne l’aurai pas, et s’il faut que je perde cela. Écoute, Théophanie, expédie-toi nettement : il faut le dire franchement et en jurant, et nous verrons si tu oseras