Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/12

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PRÉFACE
DU
BUHEZ SANTEZ NONN.

Il y a déjà long-temps que la langue bretonne semble exclue par les philologues du vaste champ de leurs recherches. Les hypothèses hardies, les systèmes extraordinaires auxquels elle a donné lieu, ont, sans doute, puissamment contribué à cet état de délaissement ; mais la raison qui, par-dessus tout, a détourné de cette étude les esprits sages et judicieux, était l’absence d’un texte qui, par son âge et sa pureté[1], pût fournir à des recherches

  1. Il existe bien quelques poëmes bretons, imprimés à Paris par Quillevere, en 1530 ; mais ils sont devenus tellement rares qu’à peine en connait-on deux ou trois exemplaires dans les bibliothèques publiques ou particulières de France.