Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/100

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fendre. Je vais de suite â la messe, et me retirer d’ici pour faire mon oraison; que Dieu, vrai roi des trônes, me pardonne. J’irai seule par le pays; certes, en aucun temps personne ne me verra: je vivrai dans Taustérité et le souci; â Favenir, je ne me livrerai plus â la joie. O Yierge Marie, je te supplie instamment, quand le terme viendra pour enfanter, de prier ton aimable fils Jésus queje puissemener â bien mon enfant; qu’il soit plein de sainteté, et ferme et respectable; qu’il soit courtois par sa raison, et juste dans le pays des Bretons. Ah! Seigneur, Dieu et roi de toutes les créatures, reconnais mon innocence dans ce qui m’est advenu; et pour que je puisse encore me réjouir, garde en bon état mon enfant. Je vois en haut et en bas de purs miracles, car il a été formé contre nature. Tu le sais, ô Dieu, que je necédai point, etque je ne consentis en au-cune fa$on. ÜN DE LA SUITE DU ROI. Voici des miracles sans pareils, qui sont ar-rivés en ce lieu-ci, en cette vallée, chargée,