Trente mélodies populaires de Basse-Bretagne (1931)/Souben al lez

Eus Wikimammenn
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Oberennoù damheñvel pe handelvoù all zo ivez, gwelout Er zouben d’er lèc’h.



SOUBEN AL LEZ
LA SOUPE AU LAIT
Traduction française en vers de
FR.COPPÉE
                  
Musique de
L. A. BOURGAULT-DUCOUDRAY


Les partitions musicales sont temporairement désactivées.


I

Sonit’ta sonerien, sonit munut ha ge,
Sonit munut ha ge !
Ema’r zouben al lez o vont var an trebe (bis) Ah ! Ah ! Ah !

II

Soni’ta sonerien, — sonit munut ha stank (bis)
Ema’r zouben al lez o sevel var ar bank (bis) Ah ! Ah ! Ah !

III

Sonit’ta sonerien, — sonit munut ha ge, (bis)
Ema souben al lez o vont’barz ar gwele (bis)

IV

Ar genta bolennad — na vezo ket deoc’h-c’hui
Ar genta bolennad zo d’ar Werc’hez-Vari

V

Hag an eil bolennad — d’ho tadou ha mammou
O deuz bet kalz a boan ouz ho sevel ho taou

VI

An drede bolennad — a vo d’ar vignoned
O deuz grêt henor deoc’h, hirio deiz oc’h eured

VII

Goude’vit echui, — ma chom eur banne c’hoaz,
E vo d’an dud-nevez, d’ar wregig ha d’he goaz.

————


Cette chanson a un caractère presque officiel en Bretagne. Elle accompagne la cérémonie burlesque de la « Soupe au lait » offerte, le soir des noces, par les invités, aux nouveaux mariés. Cet usage, beaucoup moins répandu qu’il ne l’était jadis, subsiste encore aujourd’hui dans quelques localités.

La chanson de la « Soupe au lait » qui est dans le mode majeur, est tout à fait exempte de mélancolie. Si l’on analyse sa construction rythmique, on rencontre au début une phrase musicale d’une mesure répétée trois fois, à laquelle succèdent deux membres de trois mesures.