Mont d’an endalc’had

Pajenn:RBV 1858-2 p162-171.djvu/4

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LB GOUAT DB SAIMT-CAftT. 165

Après le souper, après les prières , grands et petits réunis autour du feu, parlent des nouvelles et des choses extraordinaires arrivées dans le pays.

Et alors chaque homme allume sa pipe, et Ton se passe de main en main Técuelle pleine de cidre, et chacun dit: — A votre santé!

Dit : — « A votre santé ! — Dieu vous préserve ! » au grand- père à tète blanche, à barbe grise. Et les femmes filent au bas de la maison, en chantant.

« — Chantez-nous un guer%, vieux Gorvel, chantez-nous un sâne » nouveau ou un vieux guerx; nagt^erx d*autrefois, un guerx de » guerre entre TAnglais et les Bretons. »

Et le vieux barde Màlo Gorvel, sur son escabeau, au coin du feu , chanta le guerx que voici , et que j*appris de lui :

ni.

U Combat de SaifU-Ca$t.

« — Quand je suis passé sur le rivage , la vieille mer était bien en » colère, — et elle rejetait des corps morts qu^elle ne voulait plus » garder dans son s^in.

» Les corbeaux de mejr, par bandes, descendaient là, en chantant, » pour manger yeux et cœurs , et s*enivrer de sang.