POÉSIE BRETONNE.
LE COMBAT DE SAINT-CAST.
MALO GORVEL,
LE BARDE AMBULANT.
Chantons, chantons en breton les beaux exploits des hommes vaillants; chantons nos pères qui marchaient au combat, sans peur et la tôte haute.
(Test en breton, et non en français, que s'exprimaient jadis nos pères; — et nous aussi, chantons en breton nos guerres, notre foi dans la croix.
Et disons comme nos pères : — «Tlus vaut honneur que richesse ! « — Je me couperai net la langue- dans la bouche, plutôt que d'où- » blier le breton ! »
II.
L'hiver était rude; -^ partout Teau était glacée, et la neige tombait en bas, sur les montagnes et sur les terres labourables.
Par l'avenue toute blanche, vers le soir, arriva au manoir le vieux Gorvel, Gorvel, le barde ambulant, — soixante ans, aveugle et pauvre!