Mont d’an endalc’had

Pajenn:Milin Pradère - Barzhonegou, 1872.djvu/5

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LA COLOUBE OU BARDÉ. 441

Je lis par dessus son épaule Ce qu'il écrit... c'est à ravir 1 Et teddremeiit mon aile frôle Ces trois mots ; aimei^ ou mourir ?

Oui, (ju'îl travaille, lise ou chante, A ses côtés toujours je suis ; Et, si'sa plainte est plus touchante. Je le baise tant que je puis.

Du bout de mon aile je châsse De son front chagrin et souci, De le caresser ne me lasse. Il me regarde, et dit : Merci.

Quand y ai soif, je trouve en son verre De l'eau pure, et, lorsque j'ai faim. Je m'envole vers lui, légère, Et mange du pain dans sa main.

Alors, autour de lui, fidèle. Mon vol devient plus animé. Toute grande s'ouvre mon aile Pour ombrager mon bien-aimé.

Sur sa harpOi mon pied se pose S'il s'endort, et nous inventons De beaux vers ; tant que n'est pas cliose Notre paupière, nous chantons.

Voilà pourquoi je suis venue Dans ces lieux, petit roitelet; — « Au bien demeurer assidue Est ma tâche et mon seul objet. »

Heureux le Barde eh sa demeure. Qui rencontre semblable cœur 1 A tout Barde, ô mon Dieu, qui pleure, Donne une Colombe pour sœur J