LOUANGE A DlHU l D'ici je vois la mer déferlant Roulant sur le rivage, en grondant, ses vagues, Qui s'amoncellent comme des montagnes, Au-dessus de moi j'entends un rossignol qui chante, d'un buisson de coudrier s'élève sa voix mélodieuse Gaie et mélancolique. Grande mer, petit oiseau, dites-moi A qui Vous chantes dans votre langage tant de louanges t Au Dieu d s Cieux Notre Maître et Notre-Seigneur Et toi petite herbe verte, abattue ici Pauvre petite orpheline, entre la fente du rocher, une petite goutte de rosée. suave et une petite motte de terre te font vivre Pourquoi baisses-tu la tête et la relèves-tu ensuite t Pour louer Dieu [zéphir, Qui m'apporte pour me caresser l'haleine chaude du Comme la mer, le rossignol, comme le brin d'herbe Chantons, courbons la tête Et louons Dieu seul. Nous sommes ses enfants qu'il nourrit de ses largesses, L'épi pour nous tressaille sur sa tige ; Pour nous l'arbre [fruits Etend ses branches pour nous donner de l'ombre et ses
Pajenn:Milin - Oeuvres posthumes - 2.djvu/21
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