Mont d’an endalc’had

Pajenn:Milin - Iann-Es-Kolmwenn.djvu/7

Eus Wikimammenn
Ar bajenn-mañ n’he deus ket ezhomm da vezañ adlennet.

-- 388- Ces superstitions, ou? si i'on veut, ee sa,?,oir profond et myst?rieux d'ua homme sup?rieur /? son si/?ele, artira '& son nutcur les anath?mes et les loudres des moines de son lemps. Merlin s'en moqua et leur renvoya, continue M. de La Ville- marquS, leurs invectives avee usure; il les traita d'imposteurs, de libertins et de m?chants; il leur pr6ta toute esp6e de ,,,ices, jusqu'a la g!outonnerie, et, non content de leur retourner !eurs affronts, tout fait croire qu'il passa des paroles aux faits. Son animosit6 se setair traduite par des acles d'une vengeance (?clatante. Oa parle de troupeaux enlev6s aux moines, d'une ?glise incendiVe et d'un recueil des Evangiles d?chir? feuille /t feuille et jet?/t l'eau par Merlin. Ces actes et d'autrcs sont exprim?s dans notre ballade d'une mani6re plus violente en quelque sorte: c'est tout un troupeau brCt16, c'est un moine ?gorg(? b. !'aatel au moment de la cons{?cration, c'est le. livre de son p6re jet? /t l'eau. Cet ensemble de faits, mis par la tradition sur le compte. de Merlin, s'accorde, en tous points, avec la l?gende de Iann-Eskolmwen?, et lui indique ainsi une date de com- position bien recuh?e. Je ne dois pas omettre ici une obser?,a- tion importante b. signaler. Dans ee rdcit breton, je crois d' voit, un bout ti !'autre, cornroe une formule de eonf'cssion gt?n6rale, bien que les roles paraissent en partie intervertis.' Le p6nitent veut obtenir le pardon de ses fautes, mais avant i! doit se reconaaitrc coupable, avouer ses p?ch6s et s'en ?'e- pentit. Ce n'est pas Merlin qui d6clare se? crimes, il salt qu'on les cormaft; sans les ?noncer done il cn demande pardon, et alors on ne manque pas de lui en faire l'dnumt?ration ddtaili?e' Or, eette m6re si inflexible qui a ferm? ses portes, n'est autre' que l'Eglise qui-articule froidcment tousles chefs d'accusatiofi; ellea bonne m?noirc'; c'cst l'Eglisc des moines des mains' desquels Merlin a refus? d6j'k la comtnunion en s'dc-/iant: (t 'Que J(?sus-Christ ienne !ui-m?me me !a donner ! ? -:- Pauvre obstin? !'