Pajenn:Marrec - Doctrin ar guir Gristen.djvu/7

Eus Wikimammenn
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Gwiriekaet eo bet ar bajenn-mañ



LETTRE A L’ÉDITEUR.


————


Monsieur,

Je viens de finir les deux ouvrages dont j’ai eu l’honneur de vous entretenir : le Manuel et la Doctrine du vrai chrétien.

Je me suis servi de quelques mots qui sont effectivement étrangers à la langue bretonne ; mais on s’en est également servi dans nos livres de catéchisme, parce qu’ils sont devenus d’un usage[1] tout à fait habituel, et parce qu’il vaut mieux, comme dit saint Augustin, être blâmé des savants que de n’être pas compris du peuple.

Quant à l’orthographe, connaissant assez bien les quatre dialectes, j’ai écrit les mots bretons comme on les prononce le plus ordinairement, en conservant aux lettres les sons qu’on leur donne dans nos alphabets latins et français. J’ai cru devoir agir de la

  1. Préface des Tropes par Dumarsais : l’usage est le tyran des langues.