Ar bajenn-mañ n’he deus ket ezhomm da vezañ adlennet.
ARMOR.
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I.
Dans la plaine de Carnac dort Armor. — Sur son corps a germé une forêt de Menhirs. — Tout près de là la mer bruit constamment : — Durant l’hiver rude et inclément, quand elle s’emporte — contre les rochers du rivage ; et l’été, quand, sur la grève, — dans les tièdes nuits, elle chante avec amour.
II.
Depuis bien des centaines d’années il dort là, — et il rêve toujours du temps d’autrefois : — et ces vieux souvenirs cachés dans son cœur. — entretiennent en lui la vie. Après la tempête, — la nuit, quand se lève la lune, il voit encore le Grand Druide, — qui vient, avec sa fayucille d’or, du côté de la mer bleue.