« Mais gardez bien, gardez bien vos anciennes coutumes, — et aussi la vieille langue que parlaient vos pères : — chantez dans la montagne vos gwerz et vos sônes, - et aux pardons priez d’abord, puis dansez. — Conservez, par-dessus toute chose, ô conservez votre foi, — et soyez, comme vos ancêtres, des hommes courageux et loyaux ! — »
Et le peuple de dire aussitôt, d’une voix : — « Voici le vrai Arthur ! notre véritable Empereur ! — Ne l'attendez pas plus longtemps, durs enfants de la montagne, — habitants des landes et des bois, mendiants et pêcheurs ! — Le voilà venu, le temps prédit par Guiklan, — où la plus mauvaise terre produira le meilleur blé ![1] »
« Liesse à vous, pauvre laboureur, et ouvrier, bûcheron, dans les bois, chercheur de pain[2], — moissonneurs sur le sillon, matelots sur l’eau : — En temps de paix, toute chose devient meilleure, — la terre comme l’homme. Vannes, Cornouailles, Léon, — Tréguier, dites ensemble : — « Dieu préserve Napoléon !! »
f.-m. luzel