Mont d’an endalc’had

Pajenn:Luzel - Armor ou Napoléon III en Bretagne, 1864.djvu/17

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XV.

« Que voulez-vous, maître ? l’Anglais est-il descendu — sur le territoire de Breiz-lzell ? lou ![1] et acier au vent ! — Sans tarder vous les verrez étendus sur le rivage, — dans la plaine, dans les campagnes ; et en Breiz-lzell, — longtemps les corbeaux trouveront. une pâture toute préparée, — et le blé poussera plus gras dans nos champs ! »

XVI.

« Non ! — dit l’Empereur, assez de guerres — entre les Anglais et ceux de Breiz ! les temps sont changés : — la Paix ! et soyez tous frères, après de si grandes peines ! — Le temps est venu où, dans la plus mauvaise terre, — sera le meilleur blé : au lieu de bruyères dans les landes, — je veux voir de l’avoine et du froment nourrissant !

XVII.

« A bas donc l’épée d’acier, et aussi le penn-baz ! — et à la place de fusils, qu’on voie maintenant — dans vos mains pioche et pelle. Dans la grande lande — mettez la charrue, et attelez-y des bœufs vigoureux ; — et quand je reviendrai au beau pays d’Armor, — je veux que l’on voie partout comme une mer de blé !

  1. Iou ! cri de guerre et de réjouissances des paysans bretons.