Mais un jour un grand bruit vient du côté de la mer, — plus grand que jamais, porté par le vent. — « Voici, cette fois, le jour ! dit aussitôt Armor. — Arthur, plein de vie, revient. pour nous conduire au combat : — Debout ! hommes de Breiz ; Debout ! tous les habitants des bois, — de la lande et de la montagne ; Debout tous les hommes vaillants ! »
— « Écoutez ! — Quel nom disent les rochers, — frappés par les voix qui viennent par-dessus la lande ! — Napoleon ! disent les hautes montagnes : — Napoleon ! répète la plaine couverte de pierres — Tout Breiz-Izell est, cette fois, en liesse : — Oui, il est venu, le jour que j’attendais depuis longtemps ! »
Et il se lève de son tombeau, avec sa figure si sévère, — sa barbe blanche et longue, ses cheveux sur ses épaules, — et voici comme il parle à l’Empereur, la main sur son épée d’acier : « Il n’est pas encore mort, — le vieil Armor, avec ses rudes gars de la montagne ! — Les voici tous accourus ! qu’y a-t-il de nouveau !