Mont d’an endalc’had

Pajenn:Luzel - Armor ou Napoléon III en Bretagne, 1864.djvu/11

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VI.

Parfois une jeune fille, revenant d’un pardon, — vers le soir, après le soleil couché, — passe par l’étroit sentier, en chantant, — une sône faite à une penn-herez par son amoureux : — Alors le cœur d’Armor tressaille, et il voit le Pardon, — le feu de joie, les danses et le sonneur[1] qui sonne.

VII.

Un jour, par troupes, et pleins de joie, — passèrent nombre de gens, hommes et femmes, — se dirigeant vers la mer. « Qu’y a-t-il de nouveau ? — L’Anglais est peut-être descendu en Basse-Bretagne ? — Non, non ! toute cette foule va dans les « contrées lointaines, — pour chercher la richesse, « de l’or et des biens ! »

VIII.

Avec un grand soupir Armor s’étend — au fond de sa tombe de granit, les larmes aux yeux, — la mort

dans le cœur, et il dit avec douleur : — « Hélas ! où trouver à présent un vrai Breton ? — Il n’est pas encore venu, le temps prédit, — et ce ne sont pas là les gens que je cherche ! »

  1. Ménétrier.