Do jehed, mest Franses, efomb on banahou ;
140 frised eo moustag, hed end en no quenou,[1]
[ho] taquan a reind [sur], mar geond en no couc ;
[do] iehed (e)ta, Franses, eman (a) ja en ne roud.[2]
O trougare, otro, me soued dach jehed ;[3]
[me] ef(ou yue) do crasou mad, eta, mar permeted ;
145 guelan eur banach guin ! noufed qued caed guel
ebars en Toul louse, na ne blech er hartier.[4]
Harsa [ta], mest Franses, a huy euteur hoary[5]
evn tol [a] trib carten vid en em recrein?[6]
rac quis ar serganted, [na] pa vend ho hefan,[7]
150 [e] hoary ar hartou da nem deuertisan.[8]
Ja, ma joay ehe (otro), hoary a las caned[9]
ar breland, hac ar furm, noufen qued boud tronped ;[10]
arsa ta, ostises, digesed dimb cartou,
a lemed an doubier ; neuse nin hoariou.
155 Chet(u) aman eur hartou neue flam, guen a quair,[11]
jscused, otrone, ma mesou an doubier.[12]
- ↑ Ce détail des moustaches frisées est attribué à l’Ame, dans Cognomerus et sainte Tréfine, v. 1191.
- ↑ eman ya B.
- ↑ ... trougare quad A. ho trugare, otro C. me requet P.
- ↑ Cette séparation défectueuse de Toulouse en Toul louse donnait occasion à un jeu de mots : toul trou, lous sale.
- ↑ eurteur hoary B.
- ↑ evit B. « Carte triple », terme du jeu de lansquenet. Encyclopédie méthodique, Mathématiques, t. III, Dictionnaire des jeux, Paris, 1792, p. 144. eun tol carten gane evit en eur recrei P.
- ↑ pa vend ho hefan A B.
- ↑ eo hoari B. Cf. la partie des cartes dans le Mystère de saint Gwennolé, éd. Luzel, p. 184 et suiv.
- ↑ hoari a las canab B.
- ↑ hac ar feurin B. bean B. La ferme est un jeu de cartes connu dès le XVIIe siècle. Mon collègue et ami Feuillerat m’en signale une description dans La Maison des jeux académiques, Paris, 1668, p. 80-81. Cf. le Dictionnaire des jeux de l’Encyclopédie méthodique, p. 89-91. Sur la vogue du brelan en Bretagne, au commencement du XIXe siècle, voir Perrin, Galerie bretonne, Paris, 1836, t. II, p. 16.
- ↑ eur hartou neve flan B. aman cartou C.
- ↑ ma savin B.