Pajenn:De Carne - Saik ar paotr fin, 1911.djvu/3

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ARGUMENT
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Le meunier Laouik, poursuivi pour dettes, est à la veille du jour où ses meubles seront vendus. Il éconduit adroitement ses créanciers, et, pour se procurer de l’argent, il a recours à l’esprit rusé de Saïk, son garçon de moulin. Celui-ci trouve sans peine l’homme qu’il faut. C’est Guilcher, vieux médecin très riche et à moitié fou, qui a juré de ne jamais soigner que des maladies extraordinaires. Saïk en invente une absolument étonnante et extorque mille francs à Guilcher. Il pousse même la fourberie jusqu’à faire semblant d’être mort. Au moment où tout se découvre, Laouik revient, les poches gonflées d’argent. Par une de ces chances qu’on voit dans les comédies, il vient d’hériter de sa grand'-tante. Il paie tous ses créanciers, Guilcher compris, et tire la conclusion de l’aventure. Il faut payer ses dettes, sous peine d’être réduit à des expédients dans lesquels la

probité court les plus grands dangers[1].

  1. Les scènes XXI à XXV de cette comédie sont imitées, en partie, d’une farce anglaise : le Mort sous le scellé.