Pajenn:Cadic J.-M. - Marionig - RBV,1899 (T1).djvu/2

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LA JEUNE MARION



« Ni e gonzou braú doh hou tad, — mar vé oueit é kolér,
Hou mam, hou mam, Marionig, honnèh, n’larou ket gér. »

Ha Marionig e ouilé, — ha rézon hi deoé,
Pêlat e hré doh en davarn, ha séhet hi deoé.

— « Taúet, taúet, Marionig, — taúet ne ouilet ket,
Rag ketan malardé e zei, é vehèt diméet. »

— « Un troh malardéieu, me mam —, e més mé tremenet,
Ha me zou hoah plahig iouank, é klah me chanj perpet. »


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TRADUCTION


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LA JEUNE MARION


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La jeune Marion était fille unique et de bonne famille ; jamais elle n’était allée boire à l’auberge.

Jamais elle n’était allée boire à l’auberge ; mais, la première fois qu’elle y alla, elle fut bien trompée.

La jeune Marion fut bien trompée par un verre de vin ; elle passa la nuit sur la rue.

Le lendemain matin, de bonne heure, avant l’aube, son père, sa mère et ses deux oncles vont à sa recherche.

Ils parcourent la ville et la cherchent dans toutes les rues ; le plus jeune de ses oncles la trouve sur le pavé.

Le plus jeune de ses oncles la trouve sur le pavé ; l’autre, qui n’était pas loin, arrive aussi bientôt.