Pajenn:Cadic J.-M. - Er Gouian - RBV, 1888.djvu/5

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ER GOUIAN

Allas ! en tad, er vam, d’en diovér goasket
N’ou dès nitra eit rein d’ou bugalé karet. —
Ya trist é er gouian ! Guet rœzon er hérieu
En en douyér kement avel ar er mézeu.

IV


Ahoèl en amzér iein en ur bro, zou achiw,
Hag en amzér nehué, hoah ur huéh, zou arriw.
Nerh en heol zou krihueit, ha guerso ér parkeu,
En earh e zou taiet èl er skorn él lenneu.
Ol er hevelèguet en dès quitteit er vro,
Hag er guignel joyus e zou hoah deit én dro,
Er goukou, pad en dé, e gleuér è kanein ;
E peb léh è huélér er pradeu é hlazein.
Er gué, o tra bourus, é ol er verjéieu,
Zou glasteur guet en dél, pé guenkan guet er bleu.


————


Hélas ! le père, la mère, accablés de besoins, n’ont rien pour donner à leurs enfants chéris.

Oui l’hiver est triste ! C’est avec raison qu’en ville on le redoute autant qu’à la campagne.

IV

Au moins le temps froid a encore une fois disparu de notre pays, et le printemps est revenu.

Le soleil a acquis des forces, et, depuis longtemps, la neige est fondue dans les campagnes comme la glace sur les étangs.

Toutes les bécasses ont quitté le pays, et l’hirondelle joyeuse est encore revenue.

Du matin au soir on entend chanter le coucou ; partout on voit reverdir les prairies.

Dans tous les vergers, ô bonheur, les arbres sont couverts de feuilles vertes ou de fleurs blanches.