Pajenn:Cadic J.-M. - Buhe burhuduz Sant Julian - RBV,1898 (T2).djvu/11

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LÉGENDE DE SAINT JULIEN


Dans le vieux manoir il prenait du service, et bientôt il sut plaire à tout le monde ; bientôt il sut plaire à tout le monde et la jeune héritière de la maison le désira pour mari.

— « Mon père, ma mère, si vous m’aimez, vous me donnerez Julien pour mari ; vous me donnerez Julien pour mari, car je l’aime et je l’aimerai toujours.

— « Non, ma fille, vous n’épouserez par Julien : nous ne savons pas où il est né ; nous ne savons pas où il est né, ni quelle est sa famille :

— « De cela je ne suis pas en peine, Julien sera mon époux : il a son extrait de baptême, son âge et tout ce qu’il faut. »

Elle fit tant d’insistances sur ses parents qu’ils finirent par consentir. Ils finirent par consentir et par lui permettre d’épouser Julien.


III


Julien, une fois marié, fut, chargé de toutes les affaires. Il fut chargé de toutes les affaires, et souvent s’en allait au loin.

Son épouse avait une grande dévotion pour Notre-Dame-des-Car­mes. Elle se rendait fréquemment au bois en récitant son chapelet.

Un jour qu’elle s'y rendait encore, elle rencontra un homme et une femme très âgés qui se reposaient sur le bord de la grande route.

— Mes braves gens, en vous voyant il est facile de comprendre que vous êtes fatigués. Veuillez donc me dire ce que vous cherchez par ici.

— « Il n’est pas étonnant que nous soyons fatigués : nous venons de faire plus de cent lieues à pieds ; nous venons de faire plus de cent lieues à pieds, à la recherche de notre fils que nous avons perdu.

— Mes deux braves gens, il ne faut pas vous désoler : votre fils n’est pas perdu ; dites-moi comment il s’appelle.

— « Notre fils s’appelle Julien ; il était encore jeune lorsqu’il