Pajenn:Cadic J.-M. - Buhe burhudus Sant Isidor - RBV,1889 (T1).djvu/6

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LA LÉGENDE DE SAINT ISODORE


12. — Dites-moi encore ce qu’il faut faire, et je ne manquerai pas à mon devoir.

13. — Lorsqu’il se leva, le lendemain matin, il fut envoyé au grand champ,

14. — Au grand champ il fut envoyé pour charruer une terre très dure.

15. — Son maître alla, à son insu, se cacher derrière le fossé.

16. — Son maître alla se cacher derrière le fossé pour voir si réellement, il eut travaillé.

17. — Quand la cloche sonna la messe, Isidore quitta son attelage,

18. — Isidore quitta son attelage pour se mettre en prières,

19. — Pour se mettre en prières à genoux au bord du champ.

20. — Mais, ô merveille, voilà que du ciel descendent deux anges tout brillants.

21. — L’un tenait à la main l’instrument pour nettoyer la charrue, et l’autre une verge flexible ;

22. — L’autre tenait une verge flexible pour conduire et faire marcher l’attelage.

23. — En voyant cette merveille, le maître connut la vérité.

24. — « Il n’est pas en état de grâce, dit-il, cet homme qui m’a dénoncé Isidore,

25. — C’est un homme méchant, envieux et plein de jalousie.

26. — Isidore fait bien son ouvrage. Nul serviteur n’est meilleur que lui.

27. — Isidore est aimé de Dieu, je voudrais toujours le garder.

28. — Alors le maître rentra chez lui mécontent et indigné d’avoir été trompé.