Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/28

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nie de la langue maternelle. Ce génie dé~ borda de toute part, gagna même les classes instruites, etl’onvit, jusque dans les ouvrages d’écrivains distingués, des preuves non équivoques de sa puissance; les désinences perdaient leur valeur (i), les prénoms devenaient articles et le verbe substantif verbe auxiliaire (2), etc. Le travail de transformation fut, parmi le peuple, et plus rapide et plus complet. Au vir siècle(3), le Latin n’était plus com-pris du vulgaire, 1’idiome roman l’avait remplacé. L’origine de cet idiome peut-elle donc être contestée? Le Koman n’a-t-il pas, con-formément â une des lois de transfor- (1) Voici comme Grégoire dc Toars parle de lui-même au li-vredela Gloire des Confesseurs : * Qui nomina discernere nescis, saepius pro masculiuis feminea... . commulas ; qui ipsas quo-que prsepositiones qnas nokilium dictatorum sanxit autoritas, loco debito plcrumque non locas; nam pro ablativis accusativa cl rursum pro accusativis ablativa ponis. • f2)Voyez lesFormules de Marcolphe, Bignon, Baluze, etles pre-nières éditions de la Loi saliyue, etc., etc. » (3) Voyez les mémoircs de Leboeuf sur les plus anciennes tra-ductious. Tom. xvu des mémoircs de ÏAcadémie des Inscrip-tions et Belles-Lettrcs.