Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/27

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détruites, elle se trouva livrée sans dé-fense aux sourdes attaques du Gaulois, qui toujours vivant (1) sous les entraves qu’on lui avait imposées, tendait, en se 1’incorporant, â reprendre le rang dont on 1’avait dépouillé. Le rétablissement des écoles, au v* siè-cle, put rendre au langage de la noblesse un certain vernis d’urbanité romaine(a), il put encore, en maintenant l’usage d’ex-pressions exotiques, faire périr â jamais les équivalents nationaux, mais il fut im-puissant â détruire dans le peuple le gé- (1) Saint Irenée, dans la préface dn premier li?re contre le§ hérésies, 8’excuse des fautes qu’il commet contre la langue, jjarce qn’il f it au milieu des Gaulois et a été obligé d’apprendre lcur idiome. Son eiistence au troisième siècle nous esl attestéepar ce décret de l’an 25o. Digeêt. liv. 32, tit. 1", § 11. « Fidei commissa quocumque sermone relinqui possunt, non solum Lalina vel Graeca, sed etiam Punica vel Gallicana vel alterius cujuscum-que genlis. » Le témoignage de Sulpice Sévère est formel pour sa perma-nence au cinquième. « Tu vero, inquit, vel celticè, aut si mavie gallicè loqucre dum modo jam Martinum loquaris. (2) Sidoiue Appolinaire s’adresse ainsi a Ecdicius, liv. 3, lett.3, « Mitto islic... tuae personse quondam debitum , quod ser" inonis celtici squamam depositura nobilitas, nuncoratorio stilo, uuuc etiam camaenalibus modis imbuebalur. »