Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/22

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Mont d’ar merdeerezh Mont d’ar c’hlask
Adlennet eo bet ar bajenn-mañ
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du buhez santez nonn.

assez que je ne donnerai que les résultats, renvoyant, pour les preuves, à l’ouvrage dont j’ai parlé en commençant et qui paraîtra le plus tôt possible.

Les anciens ne nous ont fait connaître qu’une des analogies de la langue bretonne, mais elle est décisive pour notre objet. Les Bretons et les Gaulois ont presque le méme langage (sermo haud multum diversus), dit Tacite au chapitre II de la Vie d’Agricola. Aussi n’hésite-t-il pas à regarder comme probable l’opinion qui identifie ces deux peuples, Proximi Gallis (Britones) et similes sunt, seu durante originis vi, seu, etc… in universum tamen œstimanti, Gallos vicinum solum occupasse credibile est. Cette opinion est conforme à la tradition des anciens Bretons dont Bède nous est garant : Imprimis hæc insula Britones, solum a quibus nomen accepit, habuit, qui de tractu Armoricano, ut fertur, Britanniam advecti, australes sibi partes illius vindicarunt. Bed. Hist eccles., liv. 1,ch. 1. La même tradition est consignée dans les Tryades.