Pajenn:Buhez Santez Nonn.djvu/104

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furnez AMBHOISE MERLIW. C’est moi, Merlin, qui ai prédit qu’il naitra un petit enfant, qui sera très saint dans le pays des Bretons, homme plein degrâce,qui, plus tard, sera prélat. Du pain et de l’eau, c’est tout ce qu’il prendra pour se nourrir et pour se ré-galer. Lorsque sa mère pure ira â la prédicajtion, le prédicateur stupéfait ne pourra dire un mot, k cause de la vie régléede l’enfant,qui sera sainte par dessus tout. En vain voudra-t>il parler, il ne sortira pas un mot de sa bouche. Quoique la courtoise ait été opprimée, la vie et Fétat de son bon fils n’en sont pas moins purs. Lorsqu’il viendra un jour dans le pays de Bretagne, il sera un trésor pour tous les chrétiens; par sa faveur il surviendra beaucoup de joie, et beaucoup d’honneur â la nation armoricaine. NONITA. Ah! Seigneur Dieu, mon vrai roi et père, tu sais fort bien que c’est malgré moi que j’ai été opprimée. Je crois bien que j’ai con$u. Si c’est ton agrément et tâ volonté, garde sagement ma créature. J'éprouve un vrai martyre, je ne fais