Pajenn:Bourgault-Ducoudray - Trente mélodies populaires de Basse-Bretagne, 1931.djvu/53

Eus Wikimammenn
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Ar bajenn-mañ n'eo ket bet adlennet
47


————


Cette chanson appartient à la classe des chansons de danse alternées qui s’exécutent toujours à deux voix et dans un diapason assez élevé. La présence obligée de deux chanteurs n’a pas pour but de présenter le motif sous forme de duo, mais de rendre la fatigue moins grande en la divisant. Un des chanteurs entonne la première phrase, l’autre lui répond et ainsi de suite. Comme ce dialogue musical ne doit pas apporter la moindre perturbation à l’unité rythmique, chaque chanteur a soin d’attaquer avant le début de sa phrase, les dernières notes de la phrase chantée par son partenaire. Il se produit ainsi à la fin de chaque période un rinforzando résultant de la superposition des deux voix, qui imprime un nouvel élan au chant et à la danse.

L’air de cette chanson sert d’accompagnement à la danse appelée bal.




Nous ne donnons pas la suite des paroles qui dans ce genre de chansons n’ont qu’un intérêt secondaire. On a l’habitude en Bretagne d’appliquer à ces thêmes de danse n’importe quelle poésie dont le rythme s’accorde avec le rythme musical.


————